- • L'ex-épouse de Thierry Ardisson et mère de leurs 3 enfants, Béatrice Ardisson, musicienne et disc-jockey, est décédée à l'âge de 62 ans
L'illustratrice sonore, musicienne et disc-jockey Béatrice Ardisson, ex-épouse de Thierry Ardisson, est décédée mercredi à l'âge de 62 ans d'un cancer, ont annoncé ses enfants jeudi à l'AFP.
Mariée à Thierry Ardisson de 1988 à 2010 et mère de leurs trois enfants, Béatrice Ardisson née Loustalan, avait conservé comme nom d'artiste le patronyme du producteur et animateur de télévision décédé en juillet dernier, des suites d'un cancer du foie à l'âge de 76 ans.
Figure discrète mais influente de la scène musicale et audiovisuelle, elle a signé une trentaine de compilations à succès dont les huit volumes de La musique de Paris Dernière et l'album Patchwork, la musique des défilés Christian Lacroix, réunissant à chaque fois des reprises décalées et non conventionnelles.
"Pour Paris Dernière, il fallait un titre sur chaque travelling accéléré dans les rues de la capitale. Je n'ai mis que des reprises décalées de grands tubes", avait raconté Béatrice Ardisson qui a réalisé aussi l'ambiance musicale d'événements mondains, restaurants, hôtels et boutiques de luxe en France comme à l'étranger.
Menant une carrière de DJ, Béatrice Ardisson a créé l'ambiance sonore de lieux comme le Fouquet's, le Kong ou encore la boutique Louis Vuitton à Paris.
Avec Thierry Ardisson, dont elle partage la vie pendant 22 ans, ils ont eu trois enfants, Ninon, née en 1989, Manon née en 1991, et Gaston, né en 1996. Ils avaient divorcé en 2010.
- • Coup de théâtre : Après le meurtre de Quentin Deranque, 75% des Français se disent prêts à voter pour le Rassemblement National afin de faire barrage à la France Insoumise lors des Municipales (Sondage)
C'est un séisme avec pour la première fois, une très large majorité de Français se dit prête à faire un barrage républicain contre les Insoumis et contre les équipes de Jean-Luc Mélenchon. L?enquête a été menée auprès d?un échantillon de 1.005 personnes interrogées par internet les 18 et 19 février 2026, donc après la mort de Quentin et alors que les Insoumis se sont exprimés à plusieurs reprises dans les médis.
Des explications qui n'ont fait que renforcer la colère des Français et donc des électeurs.
A la question : "Aux élections municipales le mois prochain, pourriez-vous voter pour un candidat ou une liste que vous ne soutenez pas pour empêcher la victoire de La France insoumise ?". Et concernant une liste du Rassemblement National, les Français répondent "oui" à 75% !
Dans le détail, la réponse est "oui, tout à fait" à 43% et "oui, plutôt" à 32%.
En face, ils ne sont que 25% à refuser de voter pour le Rassemblement National pour faire un barrage à la France Insoumise. Dans le détail, cela donne "Non, plutôt pas" à 13% et "Non, certainement pas" à 12%.
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- • Meurtre de Quentin Deranque - Procureur de Lyon : "Sept personnes âgées de 20 à 26 ans sont présentées à un juge en ce moment pour homicide volontaire et nous avons requis, le placement en détention provisoire"
17h01: Le procureur de la République tient une nouvelle conférence de presse pour faire le point :
"Certaines personnes ont refusé de parler après leur interpellation L'analyse des faits et notamment le grand nombre de coups portés sur Quentin, l'autopsie nous pousse à demander l'ouverture d'une enquête pour homicide volontaire pour 7 personnes. Quatre ont été remises en liberté sous contrôle judiciaire et seront reconvoquées plus tard.
Sept personnes âgées de 20 à 26 ans sont donc présentées à un juge en ce moment pour homicide volontaire et nous avons requis, le placement en détention provisoire. Certains des agresseurs étaient armés, il y a donc des circonstances aggravantes.
16h13: La mort de Quentin, tabassé à mort par des membres de l?extrême-gauche, est «un fait grave qui nous concerne tous», selon le ministre italien des Affaires étrangères. «Le meurtre du jeune Quentin Deranque en France est un événement qui nous choque et nous attriste profondément», avait écrit le premier ministre italien, Giorgia Meloni, sur X.
«La mort d?un garçon d?à peine plus de 20 ans, attaqué par des groupes liés à l?extrémisme de gauche dans un climat de haine idéologique qui se répand dans plusieurs pays, est une blessure pour l?Europe entière», a-t-elle ajouté.
«Quand la haine et la violence prennent la place du dialogue, c?est toujours la démocratie qui perd», a-t-elle encore souligné. «Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés», lui a vertement répondu Emmanuel Macron depuis New Delhi, en marge d?une visite officielle en Inde.
14h42: Le point sur ce que l'on sait
La famille du jeune homme de 23 ans a appelé « au calme et à la retenue » et dénoncé « toute forme de violence politique », à deux jours d?une marche prévue, si elle est autorisée, en hommage à leur fils à Lyon.
Le maire écologiste Grégory Doucet a demandé à la préfecture d?interdire pour des raisons de sécurité cette marche réclamant « Justice pour Quentin, tué par les antifas », dont l?appel est largement relayé par l?extrême droite sur les réseaux sociaux.
Cela au moment où la pression s?intensifie sur La France insoumise, notamment à droite et à l?extrême droite qui lui attribuent volontiers une « responsabilité » dans le drame en raison notamment de ses « liens » avec le groupe d?ultragauche dissout la Jeune Garde Antifasciste, dont font partie certaines des 11 personnes interpellées depuis mardi.
Le procureur de Lyon tient à 17H00 une conférence de presse au moment où se termineront les gardes à vue de ces suspects dans une enquête ouverte notamment pour « homicide volontaire ».
Sept sont soupçonnés d?avoir joué un rôle direct dans les violences survenues il y a une semaine, les quatre autres le sont pour avoir tenté de les aider à se soustraire aux recherches.
Figurent parmi eux deux collaborateurs parlementaires et un ancien stagiaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, dissoute par décret en juin 2025 notamment pour des « violences ».
Face à l?offensive contre LFI, le coordinateur du mouvement Manuel Bompard a martelé jeudi qu?il n?était « pas question » de suspendre ou d?exclure Raphaël Arnault du groupe LFI à l?Assemblée nationale, au motif notamment qu?il ne saurait être « tenu responsable des actes de ses salariés ».
Quentin Deranque, 23 ans a été frappé le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d?une conférence de l?eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestaient contre la venue de l?élue. Souffrant d?un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.
Devant les enquêteurs, Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, « a reconnu (...) la commission de violences et sa présence sur les lieux » mais « a indiqué qu?il n?était pas l?auteur des coups qui ont provoqué le décès de M. Deranque », selon son avocat Bertrand Sayn.
La présidente de l?Assemblée Yaël Braun-Pivet a suspendu ses accès aux locaux du Palais Bourbon, tout comme pour un deuxième collaborateur de M. Arnault en garde à vue, Robin C. connu au Palais Bourbon sous le nom de Robin Michel, soupçonné d?avoir aidé un des auteurs principaux à se cacher.
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a appelé jeudi Raphaël Arnault à « tirer les conclusions » si la justice « trouve des indices graves et concordants qui touchent lui-même (ou) ses collaborateurs qu?il a embauchés ». Et le patron de LR Bruno Retailleau a exigé sa démission de l?Assemblée nationale.
La veille, le président du RN Jordan Bardella a également réclamé sa démission et mené l?offensive contre le parti d?extrême gauche en visant tout particulièrement son leader Jean-Luc Mélenchon. Il a aussi prôné un « front commun », un « cordon sanitaire » pour un « tout sauf LFI » aux élections municipales de mars et la présidentielle de 2027.
12h33: Emmanuel Macron a affirmé qu'il n'y avait en République "pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence", appelant les "extrêmes" à "faire le ménage" dans leurs rangs après la mort de Quentin Deranque.
"Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ou chez les autres, et ni même dans un face-à-face qui est mortifère pour la République (...) l'action violente", a -t-il insisté depuis New Delhi où il achève une visite officielle en Inde.
11h35: Le point sur ce que l'on sait
Le procureur de Lyon tiendra à 17H00 une conférence de presse au moment où se termineront les gardes à vue de onze suspects interpellés mardi soir et mercredi matin dans le cadre d?une enquête ouverte notamment pour « homicide volontaire ».
Sept sont soupçonnés d?avoir joué un rôle direct dans les violences survenues il y a une semaine, les quatre autres le sont pour avoir tenté de les aider à se soustraire aux recherches.
La plupart sont liés à des mouvements d?ultragauche, selon une source proche de l?enquête. Figurent parmi eux deux collaborateurs parlementaires et un ancien stagiaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur du groupuscule La Jeune Garde Antifaciste, dissoute par décret en juin 2025 notamment pour des « violences ».
Alors que la pression monte sur La France insoumise, notamment à droite et à l?extrême droite, le coordinateur du mouvement Manuel Bompard a martelé jeudi matin sur FranceInfo qu?il n?était « pas question » de suspendre ou d?exclure Raphaël Arnault du groupe LFI à l?Assemblée nationale, au motif notamment qu?il ne saurait être « tenu responsable des actes de ses salariés ».
Quentin Deranque, 23 ans a été frappé le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d?une conférence de l?eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestait contre la venue de l?élue. Souffrant d?un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.
Devant les enquêteurs, Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, « a reconnu (...) la commission de violences et sa présence sur les lieux » mais « a indiqué qu?il n?était pas l?auteur des coups qui ont provoqué le décès de M. Deranque », a dit à la presse son avocat, Me Bertrand Sayn.
La présidente de l?Assemblée Yaël Braun-Pivet a suspendu ses accès aux locaux du Palais Bourbon, tout comme un deuxième collaborateur de M. Arnault en garde à vue, Robin C. connu à l?assemblée sous le nom de Robin Michel, et qui est lui soupçonné d?avoir aidé un des auteurs principaux à se cacher.
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a appelé jeudi Raphaël Arnault à « tirer les conclusions (...) si jamais la justice trouve des indices graves et concordants qui touchent lui-même (ou) ses collaborateurs qu?il a embauchés ». Et le patron de LR Bruno Retailleau a exigé sa démission de l?Assemblée nationale.
La veille, le président du RN Jordan Bardella a également réclamé sa démission et mené l?offensive contre le parti d?extrême gauche en visant tout particulièrement son leader Jean-Luc Mélenchon. Il a aussi prôné un « front commun », un « cordon sanitaire » pour un « tout sauf LFI » aux élections municipales de mars et la présidentielle de 2027.
Jeudi matin, l?entourage d?Emmanuel Macron en visite en Inde a assuré que le président « se préoccupait de la situation » et appelait à éviter « tout engrenage de la violence ».
Sur RTL, leur avocat a assuré que les parents de Quentin appelaient « au calme et à la retenue » et dénonçaient « toute forme d?appel à la violence, toute forme de violence politique ».
Ils ne participeront pas, si elle a lieu, à une marche en hommage à Quentin samedi à Lyon et « souhaitent que si des personnes veulent s?agréger à cette initiative, qu?elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique », a expliqué l?avocat.
Cette marche, à l?appel d?une amie de Quentin et d?une ex-porte-parole du mouvement anti-avortement Marche pour la vie, n?a pour l?heure été ni autorisée ni interdite par la préfecture, dont les services continuent d?« évaluer » les risques qu?elle pourrait poser « pour la sécurité des participants comme des habitants ».
Les autorités s?intéressent notamment aux nombreux appels sur les réseaux sociaux de groupes qui pourraient se greffer ou même se « désolidariser » de la marche, a indiqué la préfecture à l?AFP. Ces appels proviennent de groupes d?ultradroite comme d?ultragauche, y compris de l?étranger. Mais jeudi matin, le maire Grégory Doucet, a demandé de l?interdire « face au risque réel de débordements violents ».
10h34: Le procureur de Lyon tiendra une conférence de presse aujourd'hui à 17h
10h12: Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a évoqué jeudi des « risques avérés de troubles à l?ordre public » pour demander « l?interdiction » d?une marche en hommage à Quentin Deranque qui pourrait se dérouler samedi à Lyon, cité dans un communiqué.
Evoquant « la crainte de la présence de militants d?extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers » et les « menaces à l?encontre d?élus ainsi qu?aux dégradations de permanences parlementaires », M. Doucet estime que « l?interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable ».
La préfecture du Rhône et la police sont en train d?« évaluer » les risques que la marche pourrait poser pour ses participants comme pour les habitants, avant de décider de l?autoriser ou de l?interdire, avait indiqué mercredi la préfecture.
Le maire dit « redouter la venue d?individus susceptibles de commettre des violences », tout en jugeant « naturellement compréhensible » un « rassemblement de la famille, des proches et de toutes celles et ceux touchés par ce décès ».
L?une des co-organisatrices de la marche, Aliette Espieux, a dit mercredi à l?AFP espérer la présence de « 2.000 à 3.000 personnes » pour « une marche d?hommage », mais pas « pour en découdre » ou mener « une campagne électorale ».
La marche devrait partir place Jean-Jaurès à 15H00 pour aller jusqu?« aux lieux du crime », soit une rue résidentielle en bordure de voie ferrée, où le jeune militant natinaliste a été roué de coups jeudi 12 février par des individus masqués. Souffrant d?un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.
Onze personnes liées à l?ultragauche sont en garde à vue dans le cadre de l?enquête notamment pour « homicide volontaire », dont trois sont des proches collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault. Les gardes à vue doivent se terminer ce jeudi.
09h22: Emmanuel Macron « se préoccupe de la situation » créée par la mort du militant nationaliste Quentin Deranque et appelle, comme la famille, à éviter « tout engrenage de la violence », indique-t-on jeudi dans son entourage.
« Le président de la République se préoccupe évidemment de la situation, qu?il suit de près », précise-t-on de même source, alors que le chef de l?Etat est en visite en Inde depuis lundi soir. « Il faut éviter tout engrenage de violence », ajoute-t-on.
Emmanuel Macron participe à un sommet sur l?intelligence artificielle jeudi à New Delhi, après une séquence bilatérale mardi et mercredi au côté du Premier ministre indien Narendra Modi. Il doit rejoindre Paris dans la soirée.
Les parents du jeune militant nationaliste agressé et tué à Lyon ont eux aussi appelé au « calme et à la retenue », alors que le débat politique s?enflamme sur la responsabilité de groupes de l?ultragauche et de LFI, a indiqué jeudi leur avocat, Fabien Rajon, sur RTL.
La pression s?intensifie sur le parti de Jean-Luc Mélenchon, appelé par le gouvernement à exclure de son groupe à l?Assemblée le député LFI Raphaël Arnault, dont deux assistants parlementaires ont été placés en garde à vue dans le cadre de l?enquête judiciaire.
Le patron de LR Bruno Retailleau a pour sa part exigé la démission du député, tout en appelant à ne pas voter aux municipales pour des listes avec Insoumis.
Raphaël Arnault ne sera « certainement pas » suspendu ou exclu du groupe LFI à l?Assemblée nationale, a déclaré jeudi coordinateur du mouvement Manuel Bompard.
09h01: Les parents de Quentin Deranque, le jeune militant nationaliste agressé et tué à Lyon, appellent au « calme et à la retenue » alors que le débat politique s?enflamme sur la responsabilité de l?ultragauche et ses liens avec LFI, a indiqué jeudi leur avocat sur RTL.
« La famille dénonce toute forme d?appel à la violence. Toute forme de violence politique » et appelle « au calme et à la retenue », a déclaré Fabien Rajon.
Ils ne participeront pas samedi à une marche en hommage à leur fils et « souhaitent que si des personnes veulent s?agréger à cette initiative, qu?elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique », a ajouté l?avocat.
Les 11 personnes en garde à vue depuis dans le cadre de l?enquête notamment pour « homicide volontaire » sont liées à l?ultragauche, et trois sont des proches collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault.
Me Brajon était interrogé sur la volonté de la famille de rechercher la responsabilité pénale de LFI dans la mort de Quentin Deranque. « Au plan juridique, ce n?est pas la priorité de la famille, elle dénonce toute forme de violence politique » mais surtout « appelle au calme et à la retenue », comme elle l?avait déjà fait samedi peu après que Quentin eut succombé à ses blessures deux jours après l?agression.
Me Brajon a également répété que ses parents considèrent que « Quentin et ses amis » ont été la cible d?un « guet-apens » tendu « par un groupe organisé, préparé, qui est tombé sur eux de manière foudroyante, avec l?intention de tuer ».
08h44: La garde à vue se termine jeudi pour les onze personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, et elles devraient commencer à être présentées à un juge à Lyon en fin de journée pour leur éventuelle mise en examen.
Après avoir auditionné des témoins, exploité des vidéos et de la téléphonie, les enquêteurs étaient parvenus à identifier 11 suspects - huit hommes et trois femmes - qui ont été interpellés mardi soir et mercredi matin dans le Rhône, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.
Sept sont soupçonnés d'avoir joué un rôle direct dans les violences et sont en garde à vue pour "homicide volontaire, violences aggravées" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un délit".
Les quatre autres le sont pour "mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches".
Le jeune militant nationaliste de 23 ans a été frappé le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestait contre la venue de l'élue. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.
Parmi les 11 suspects figurent trois proches de Raphaël Arnault: un ancien stagiaire du député LFI et surtout deux assistants parlementaires, Jacques-Elie Favrot et Robin C., connu au Palais-Bourbon sous le nom de Robin Michel. Pour ces deux-là, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet a annoncé sur X avoir suspendu leurs accès aux locaux.
Raphaël Arnault est le fondateur du groupe d'ultragauche La Jeune Garde, au coeur des suspicions dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque et en cours de dissolution pour des précédentes accusations de violences.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé mercredi LFI à l'"exclure" de son groupe de députés.
En retour, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a accusé le gouvernement de montrer un "mépris absolu de la séparation des pouvoirs" et affirmé sur X que le député Insoumis n'était "absolument pas concerné par l'enquête en cours".
Certains des 11 suspects interpellés font l'objet de fiches S, émises par le renseignement intérieur pour recenser les personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale.
- • Le coup de maître de Magali Berdah qui, cyberharcelée, fait saisir les droits d?auteur du rappeur Booba à hauteur de 40,6 millions d?euros à titre conservatoire
Magali Berdah a fait saisir par le tribunal judiciaire de Paris, à « titre conservatoire », les droits d?auteur du rappeur Booba à hauteur de près de 40,6 millions d?euros, a appris jeudi l?AFP de source proche du dossier. Magali Berdah, qui travaille désormais comme animatrice sur Sud Radio, impute à Booba un lourd préjudice causé à Shauna Events, société spécialisée dans les influenceurs qu?elle a fondée.
Elle accuse le rappeur d?avoir cyberharcelé et menacé les marques qui travaillaient avec elle, afin qu?elles rompent leur collaboration.
Depuis 2022, Booba a critiqué publiquement le monde des influenceurs et a ciblé particulièrement l?agence Shauna Events (dirigée par Magali Berdah), en dénonçant des pratiques qu?il jugeait trompeuses.
Le conflit entre Magali Berdah et Booba débute en 2022 sur les réseaux sociaux. Le rappeur accuse l?agence Shauna Events de promouvoir des influenceurs impliqués dans des pratiques commerciales trompeuses. Il publie de nombreux messages visant directement Magali Berdah. Il dénonce ce qu?il considère comme des ?arnaques? liées à certains placements de produits.
Ses publications sont massivement relayées par sa communauté.
Magali Berdah affirme avoir été victime d?un cyberharcèlement intense. Elle évoque des milliers de messages d?insultes et de menaces. Elle déclare que des informations personnelles ont circulé en ligne.
Elle affirme que cette campagne a gravement affecté sa santé psychologique. Elle estime que son entreprise a perdu des dizaines de millions d?euros.
Magali Berdah a affirmé que cette campagne a entraîné une chute de collaboration avec des marques, des pertes de contrats et des conséquences financières très lourdes pour son entreprise.
Sur certains plateaux télé elle a évoqué une perte estimée à environ 30 millions d?euros à cause de cette situation
- • Alors que ce week-end sera le plus grand chassé-croisé des vacances d'hiver, un syndicat de la SNCF appelle à la grève pour "défendre les conditions de travail"
Alors que ce week-end sera le plus grand chassé-croisé des congés d?hiver, avec le commencement des vacances pour la zone C, le début de la deuxième semaine des vacances pour la zone B et le dernier week-end de congés pour la zone A, un syndicat de cheminot appelle à la grève.
Dans un tract, le troisième syndicat de cheminots appelle les conducteurs et les contrôleurs «du périmètre Intercités à se mettre en grève, d?entente avec la CGT de plusieurs secteurs, du vendredi 20 février 2026 à 12h au lundi 23 février à 8h».
«En espérant être rejoint par les autres organisations syndicales, qui nous n?en doutons pas auront à c?ur de défendre la sécurité ferroviaire et les conditions de travail des agent-e-s. SUD-Rail se laisse la possibilité d?appeler sur d?autres week-ends si la direction ne revient pas à la raison», ajoute le syndicat ferroviaire.
Celui-ci dénonce notamment «la dégradation des conditions de travail» des contrôleurs SNCF, et réclame également «des engagements écrits sur la rémunération».
De son côté, la SNCF se veut rassurante sur les conséquences de cet appel à la grève. SNCF Voyageurs dit ne prévoir «aucun impact» sur le trafic des trains ce week-end. «Nous sommes en mesure de confirmer que le plan de transport sera bien normal ce week-end», explique l?entreprise, qui n?a «pas d?inquiétude».
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- • EN DIRECT - Alerte Météo : La Loire-Atlantique passe en vigilance rouge portant à cinq les départements concernés - Regardez les cartes et les prévisions en vidéo
16h08: La Loire-Atlantique passe en vigilance rouge portant à cinq les départements concernés. La Loire-Atlantique passe en vigilance rouge crues cet après-midi, face à la crue de la Loire. Cela porte donc à cinq le nombre de départements en vigilance rouge: Loire-Atlantique, Gironde, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire et Charente-Maritime. Le département de l'Indre-et-Loire, en jaune jusqu'alors, passe en orange.
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11h09: L?épisode d?intempéries et de crues qui touche la France est « loin d?être terminé », a estimé le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. « L?épisode est loin d?être terminé. (...) Il est d?une ampleur exceptionnelle, de part son étendue géographique et la conjugaison des facteurs météorologiques (pluie et vent cumulés, ndlr), et inédits », a-t-il dit à des journalistes en marge d?un briefing en cellule de crise avec tous les services concernés (Vigicrues, Météo-France, Enedis...).
10h46: L'arrivée de la tempête Pedro et des intempéries qui l'accompagnent jeudi crée des difficultés de circulation, en particulier sur l'A9, l'A61 et l'A62, a indiqué jeudi le ministre des transports Philippe Tabarot sur TF1.
"La tempête Pedro arrive après la tempête Nils qui a déjà fait beaucoup de dégâts avec beaucoup de crues et ce deuxième épisode qui arrive très proche du premier va probablement avoir des conséquences dans la vie des habitants de l'ouest de notre pays" a indiqué M. Tabarot.
Il souligne "encore des difficultés" de circulation, "sur l'A9 très probablement", qui relie Orange à Perpignan, "l'A61 (Toulouse-Narbonne), et l'A62 (Toulouse-Bordeaux)".
"Je rappelle à cette occasion qu'il est très dangereux de prendre son véhicule quand il y a, ne serait-ce que quelques centimètres d'eau, il faut vraiment appeler nos concitoyens à la plus grande vigilance, à suivre les informations qui sont données par les préfectures" a-t-il ajouté.
Jeudi, le ministre doit se rendre dans le Maine-et-Loire à la rencontre des habitants, des forces de secours et des élus du territoire touchés par les crues. Il rencontrera notamment le maire d'Angers Christophe Béchu et des responsables de SNCF Réseau pour évaluer l'impact des inondations sur les infrastructures et le réseau ferroviaire.
Il effectuera son déplacement avec la ministre de l'aménagement du territoire Françoise Gatel, qui elle se rendra aux Ponts-de-Cé, commune particulièrement touchée par les intempéries, a indiqué un communiqué commun aux deux ministères.
Sans faire de lien avec les conditions météorologiques et les intempéries, Bison Futé a par ailleurs averti mercredi que ce week-end allait être particulièrement chargé sur les routes de France, étant donné qu'il marque le début de la première semaine des vacances scolaires pour une zone (C), de la seconde semaine pour une deuxième zone (B), et de la fin des congés pour la troisième (zone A).
Ce week-end est aussi le début des vacances pour la zone nord des Pays-Bas et pour le Luxembourg.
L'organisme a averti qu'il attendait une "circulation particulièrement dense en Bourgogne, dans l'Est et en région Auvergne-Rhône-Alpes", avec des difficultés dès vendredi dans le sens des départs en Ile-de-France notamment.
Côté ferroviaire, la SNCF indique sur son site jeudi qu'en raison du passage de la tempête Pedro et des "importantes pluies et inondations qu'elle cause" dans l'ouest et le sud-ouest du pays, le trafic serait perturbé au sud de Bordeaux avec des limitations de vitesse ou de parcours ainsi que des suppressions pour les TVG Inoui Ouigo et les trains Intercités.
La SNCF prévenait également mercredi soir que le trafic serait perturbé entre Nantes et Angers jusqu'à jeudi compris en raison des aléas météorologiques.
10h03: Météo-France vient de publier un nouveau bulletin de vigilance. Quatre départements restent en vigilance rouge et 18 en vigilance orange.
"La dépression "PEDRO" circule sur le pays ce jeudi et génère un épisode de vent fort sur le Roussillon, de fortes vagues sur la côte atlantique et de forts cumuls de neige sur les Alpes engendrant un fort risque d'avalanches", indique Météo-France.
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09h32: Le Premier ministre Sébastien Lecornu promet une «mobilisation totale» et une «indemnisation au plus vite». C'est dans un message posté sur son compte X qu'il a fait cette annonce.
"Les crues dans l?Ouest exigent une mobilisation totale. L?État est engagé dès maintenant, sans délai et sans relâche, aux côtés des sinistrés et des communes touchées. Les procédures de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle sont lancées. Les communes pourront déposer leur demande pour permettre une évaluation précise des dégâts", écrit-il sur le réseau social.
Et d'ajouter : "Les premiers dossiers seront examinés en commission interministérielle la semaine prochaine. La reconnaissance interviendra rapidement pour permettre une indemnisation au plus vite. Merci aux forces de sécurité, aux sapeurs-pompiers, aux équipes de la sécurité civile, aux élus et aux agents mobilisés jour et nuit. La solidarité nationale s?applique, concrètement".
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06h16: Encore et toujours 4 départements en rouge ce matin en raison des crues et 21 en orange. Au passage de la tempête Pedro, le vent de nord-ouest se renforce nettement sur l'Aude et les Pyrénées-Orientales dans l'après-midi de jeudi. Sur l'Est audois et une large partie des Pyrénées-Orientales, on attend des rafales de l'ordre de 110-130 km/h généralisées, localement 140 km/h en pointe sur le relief. Ailleurs, sur l'Ouest audois notamment, le vent est moins fort, avec des rafales de l'ordre de 90 km/h.
En plus des vigilances pour crues sur l'ouest du pays, de niveau orange sur 13 départements et rouge sur Charente-Maritime (17), Gironde (33), Lot-et-Garonne (47) et Maine-et-Loire (49), une vigilance orange pluie-inondation concerne le Finistère et le Morbihan jusqu'à mercredi minuit. D'autre part, une nouvelle vigilance orange pour avalanches concerne les Alpes du nord, une vigilance orange pour vagues-submersion concerne les côtes atlantiques jeudi matin. L'Aude (11) et les Pyrénées-Orientales (66) passent en vigilance orange pour vent à partir de jeudi midi.
Le matin, hormis en bord de Méditerranée et sur l'est de la Corse, pluies ou averses se succèdent sur le pays. Elles sont passagèrement soutenues, notamment du nord de la Bretagne au centre du pays, sur le sud-ouest et près des Alpes. La neige tombe dès 800 à 1000 m d'altitude sur le Massif central et de façon plus soutenue sur les Pyrénées et les Alpes.
Le vent souffle assez fort à fort sur la façade atlantique, le quart sud-ouest et le pourtour méditerranéen, entre 80 et localement 100 km/h, parfois plus sur le littoral aquitain.
L'après-midi, de la Bretagne et de la Normandie au Poitou et du nord de la Seine au Grand Est, les ondées deviennent plus faibles. Le vent reste toutefois soutenu sur le nord-ouest, de 60 à 80 km/h en rafales.
Les conditions demeurent plus agitées sur tout le reste du pays, avec de fréquentes giboulées, localement de l'orage, des cumuls importants sur le Sud-Ouest, notamment sur les versants ouest du Massif central jusqu'au Tarn, mais aussi sur le Jura et les Alpes.
La neige continue de tomber en abondance au-dessus de 1000 m sur les Pyrénées et surtout sur les Alpes où le risque d'avalanches redevient très élevé. Le vent continue de souffler fort du sud-ouest au pourtour méditerranéen, entre 70 et 90 km/h, localement 100 sur le littoral aquitain et le long des Pyrénées.
Dans le domaine de la tramontane, sur l'est de l'Aude et les Pyrénées-Orientales, le vent atteint même 100 à 120 km/h à localement 130 km/h. La Corse n'est pas épargnée avec beaucoup de pluie sur l'ouest, de neige sur le relief, de fortes rafales en fin de journée.
Les températures matinales sont comprises entre 2 et 4 degrés des Hauts de France aux frontières allemandes, entre 4 et 9 ailleurs. L'après-midi, elles atteignent 6 à 8 degrés près des frontières du nord, 8 à 13 en général et jusqu'à 13 à 16 degrés près de la Méditerranée.
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- • La RAI annoncé la démission de son directeur des sports suite à ses dérapages verbaux lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver
Le service public audiovisuel italien RAI annoncé la démission de son directeur des sports suite à ses dérapages verbaux lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver. Paolo Petrecca "quittera ses fonctions à l'issue des Jeux olympiques de Milan-Cortina", selon des sources internes.
Les journalistes sportifs de la RAI ont annoncé une grève de trois jours après la fin de l'événement, le 22 février, suite "à la pire humiliation de Rai Sport".
Pendant la parade de vendredi 6 février, il a qualifié les athlètes espagnols comme étant "toujours sexy" et a déclaré à propos des athlètes chinois que "naturellement, beaucoup d'entre eux (ont) un téléphone à la main".
Ces commentaires ont été largement tournés en dérision sur internet. M. Petrecca a aussi confondu, lors de la retransmission en direct, l'actrice italienne Matilda De Angelis avec Mariah Carey mais aussi Kirsty Coventry, présidente du Comité international olympique, avec la fille du président italien.
Au cours de la cérémonie, il a également qualifié à tort le stade emblématique San Siro de Milan de "stade Olympique", lequel se trouve à Rome. Les nominations aux postes clés de la RAI sont souvent perçues comme politiques et M. Petrecca est considéré comme étant proche de la Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni.
"Les Jeux olympiques sont un moment de responsabilité essentiel pour la télévision publique.
Au lieu de cela, la Rai a offert sa pire version: celle que nous ne connaissons que trop bien, TeleMeloni", avait réagi le Parti démocrate (PD, centre-gauche), dans l'opposition. Avant d'arriver à la tête de Rai Sport, M. Petrecca dirigeait Rai News 24, chaîne d'information en continu.
- • Le ministre de la Justice Gérald Darmanin annonce un "changement de méthode" dans la lutte contre les violences faites aux femmes face aux "failles" persistantes du système judiciaire dans ce domaine
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé jeudi un « changement de méthode » dans la lutte contre les violences faites aux femmes face aux « failles » persistantes du système judiciaire dans ce domaine.
Il y a eu des « avancées » mais « nous ne sommes pas encore au rendez-vous de ce que devrait faire le grand service public pour être à l?écoute des victimes », a-t-il estimé lors d?une audition devant la délégation aux droits des femmes du Sénat, évoquant notamment les « 70% de plaintes classées sans suite » et des délais de jugement « pouvant aller jusqu?à six ans ».
Face à des « failles » persistantes, il faut un « changement de méthode » qui permette « de clarifier la chaîne de décision, de l?uniformiser sur le territoire national et d?outiller de manière extrêmement concrète le travail des magistrats », a-t-il ajouté.
A cette fin, il a annoncé notamment la création d?un guichet national des téléphones grave-danger « dans les toutes prochaines semaines », l?homogénéisation des stages de responsabilisation des auteurs de violences sexuelles et sexistes ou encore l?expérimentation d?audiences communes (civiles et pénales).
Un code des violences familiales, qui « réunira tous les textes en vigueur », sera publié en juin 2026, pour permettre à chaque magistrat « où qu?il exerce » de « pouvoir s?appuyer sur le même référentiel identique - une victime ne sera pas mieux protégée à Toulouse qu?à Agen ».
« Pour chaque mesure, il y aura un pilote, un chef de projet, un calendrier, des moyens dédiés et des rendez-vous publics d?évaluation », a assuré Gérald Darmanin, appelant à passer de la « culture du commentaire » à « une culture du résultat ».
Il a notamment souhaité que le gouvernement rende compte chaque année devant le Parlement du nombre d?ordonnances de protection par juridiction ou encore des délais en matière de jugement.
Selon les associations féministes, 167 féminicides ont été commis en France en 2025. Les chiffres officiels font état de 107 féminicides conjugaux en 2024, un chiffre en hausse sur un an.
Selon la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), une femme est victime toutes les deux minutes de viol, tentative de viol ou d?agression sexuelle, et toutes les 23 secondes, une femme subit du harcèlement sexuel, de l?exhibition sexuelle ou l?envoi non sollicité de contenus à caractère sexuel.
- • Paris: Trois militaires ont été mis en examen, dont l'un pour avoir tiré avec une arme sur un quatrième le 14 février dernier, indique le parquet
Trois militaires ont été mis en examen mardi à Paris, dont l'un pour avoir tiré avec une arme sur un quatrième, a appris mercredi l'AFP de sources proches du dossier, confirmées par le parquet de Paris. La victime, atteinte le 14 février «d'un projectile de calibre de 9 mm à la tête», selon le ministère public, avait été conduite en urgence au bloc opératoire.
Ces militaires appartiennent au 35e régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes, en mission «Sentinelle» en région parisienne, et étaient logés sur le site de l'hôpital militaire de Percy. Le parquet de Nanterre a d'abord ouvert une enquête avant de se dessaisir au profit de Paris, parquet compétent car les mis en cause sont des militaires.
En garde à vue, les militaires ont expliqué avoir consommé de l'alcool lors d'une soirée le 14 février, «en dépit de la stricte interdiction de consommation d'alcool sur le site de l'hôpital des armées», a relevé le parquet. «Ils présentaient des taux d'alcoolémie entre 0,17 g/L et 2,5g/L dans le sang» et plus précisément «1,57g/L pour le militaire soupçonné d'être le tireur», a ajouté le parquet. Les militaires ont alors «?joué? à tester la réactivité de chacun face à une arme tendue».
Le militaire mis en examen pour avoir tiré sur son camarade, Benjamin D., est poursuivi pour «violences avec arme suivie d'infirmité permanente» et pour «violation de consigne par consommation d'alcool». «Mon client reconnaît être à l'origine du tir ayant blessé un de ses camarades» mais ce tir était «strictement accidentel», a déclaré à l'AFP son avocat, Me Baptiste Bellet.
«Mon client ignorait que l'arme était chargée», a-t-il insisté, assurant que son client coopérerait «pleinement» à l'enquête. Le juge des libertés et de la détention a décidé de ne pas placer en détention provisoire le tireur. Son statut de militaire ne «permettant pas», par ailleurs, de le placer sous contrôle judiciaire, rappelle le parquet.
Deux autres militaires sont poursuivis, eux pour «pour blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à trois mois» et ce «par violation manifestement délibérée d'une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence».
Ils sont aussi mis en examen pour «modification de l'état des lieux d'un crime ou délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité» et pour «violation de consigne par consommation d'alcool».