• URGENT - Le médecin chef de l'Elysée affirme que l'état de santé d'Emmanuel Macron est "stable" avec toujours les mêmes symptômes de fatigue, toux, courbatures mais "les examens cliniques réalisés régulièrement sont rassurants"

Le médecin chef de la présidence de la République communique sur l'état de santé d'Emmanuel Macron. Celui-ci est "stable par rapport à la journée de vendredi", affirme-t-il dans un communiqué. "Il présente toujours les mêmes symptômes de la maladie Covid -19 (fatigue, toux, courbatures) qui ne l?empêchent en rien de remplir ses fonctions", poursuit-il.

"Des examens cliniques et paracliniques sont réalisés régulièrement par le service médical de la Présidence. Leurs résultats se sont révélés rassurants."

Dans une vidéo publiée hier sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron a fait savoir qu'il allait "bien", et assuré qu'il continuait "à gérer les affaires courantes" mais avec "une activité un peu ralentie".

Dans cette vidéo de trois minutes filmée avec son smartphone, il déclare, les traits un peu tirés, avoir les même symptômes que la veille, "fatigue, maux de tête, toux sèche" et promet de "rendre compte chaque jour de l'évolution de la maladie".

Le président de la République appelle les Français à "continuer à faire attention".

"Hier, j'ai été testé positif, ce qui montre que le virus peut vraiment toucher tout le monde, parce que je suis très protégé, je fais très attention, je respecte les gestes barrières et les distances (...) Et malgré tout, j'ai attrapé ce virus, sans doute [à cause d'un] moment de négligence, un moment de 'pas de chance' aussi" , dit-il.

• Entre des syndicats omniprésents sur les chaînes d'info et des policiers plus bavards sur les réseaux sociaux, la parole officielle de la police cherche à davantage exister, malgré le devoir de réserve

   Par Alexandre HIELARD, Tiphaine LE LIBOUX

Entre des syndicats omniprésents sur les chaînes d'info et des policiers plus bavards sur les réseaux sociaux, la parole officielle de la police, institution au centre des critiques, cherche à davantage exister, malgré le devoir de réserve et le secret des enquêtes. Trop lente, trop lisse, trop verrouillée... La communication de la police nationale est souvent sujette aux griefs, d'autant plus quand l'actualité, avec la loi controversée de Sécurité globale ou le tabassage du producteur noir de musique Michel Zecler, est particulièrement lourde.

En interne, des policiers la jugent trop passive face aux attaques ou, à l'inverse, prompte à museler ceux qui sortent du rang et dénoncent des dysfonctionnements. En externe, des médias l'estiment trop intrusive dans la réalisation de leurs reportages. "On a 100 chefs de police qui s'expriment dans la presse chaque mois. Donc, la parole de la police nationale existe. Après, elle n'est pas la seule", se défend Michel Lavaud, chef de la communication de la police nationale.

Avec les interventions quasi quotidiennes des puissants syndicats sur les chaînes d'infos en continu et l'arrivée sur Twitter d'une nouvelle génération de policiers désireux de défendre leur vocation, cette parole est en effet largement concurrencée depuis quelques années. La police est aussi tenue au secret de l'enquête auquel seul le parquet peut déroger, dans certaines conditions, selon le code de procédure pénale. "C'est insensé. Tout le monde s'exprime sur les affaires de police, sauf nous", grommelle un haut responsable.

Les nombreux tweets de Gérald Darmanin rappellent aussi que les questions de sécurité sont éminemment politiques, reléguant souvent au second plan les aspects techniques, dévolus à l'administration. "Je ne suis pas allée défendre l'article 24 (de la loi Sécurité globale) car ce n'est pas mon rôle", explique ainsi à l'AFP Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Mais expliquer pourquoi, quand on vous filme à dix centimètres du visage, c'est compliqué pour un policier, oui je le fais car je l'ai vécu, mes collègues me le racontent", ajoute la commissaire, qui a lancé son compte Twitter en novembre.

Du côté des syndicats de police, la communication institutionnelle est jugée "nettement insuffisante", même s'il y a "une légère amélioration" avec l'intervention plus régulière de porte-paroles sur les plateaux télés ou les réseaux sociaux, reconnaît le patron de Synergie-Officiers, Patrice Ribeiro. Sur Twitter, son syndicat est l'un des plus virulents, ferraillant jusqu'à l'outrance avec des avocats ou des militants de la lutte contre les violences policières. Il assume un "ton taquin, maquisard, qui sied aux réseaux sociaux". "Certains de leurs tweets sont totalement irresponsables, ils rendent une très mauvaise image de notre profession", cingle un haut-gradé.

Depuis un an, la Préfecture de police (PP) de Paris a adopté un ton plus incisif sur Twitter, en publiant des messages pendant les manifestations. L'objectif est de "décrypter des images non contextualisées" mais aussi "défendre les policiers mis en cause dans leur action lorsque les reproches faits sont faux", explique sa porte-parole Lætitia Vallar. De plus en plus, ce sont les fonctionnaires eux-mêmes qui s'y collent. Abdoulaye Kanté, policier dans les Hauts-de-Seine, est l'un des plus en vue. Il dit tweeter pour "contrer les idées reçues" et "apporter le discours de la base", tout en prenant soin de rester "mesuré dans (s)es propos".

Un fonctionnaire de la PP, caché derrière le pseudo "Agent Réaliste", aimerait que la communication officielle soit "plus nuancée, plus ouverte" à certains sujets, comme les violences policières. Un propos qu'il ne pourrait pas tenir publiquement, devoir de réserve oblige. Un commissaire de l'Essonne, qui expliquait récemment dans une vidéo au Figaro que ses hommes préféraient "sauver des gens" que de dresser "des PV en matière de Covid", est sous le coup d'une enquête interne. "Il y a toujours dans la police cette chape de plomb qui fait que tu n'as pas le droit à l'erreur sinon tu dégages, soupire un policier. Du coup, on reste sur la voix du maître, on défend l'administration."

• Radio France signe un nouvel accord musique avec la Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF), qui représente plus de 2.000 producteurs indépendants

Radio France a annoncé la signature d'un nouvel accord musique avec la Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF), qui représente plus de 2.000 producteurs indépendants, pour "mieux exposer et valoriser" les créations diffusées sur ses antennes et sur internet.

Le premier volet de cet accord vise à encadrer l'utilisation d'extraits musicaux dans les podcasts de Radio France dits "natifs", c'est-à-dire spécifiquement conçus pour le web, par opposition à la rediffusion de programmes préalablement diffusés sur les ondes hertziennes, pour lesquels le groupe public a conclu des "contrats généraux d'intérêt commun" dès 2012. Le deuxième volet concerne la diffusion de concerts en direct sur les antennes de Radio France. Le groupe public et la SPPF ont ainsi signé un "accord-type inédit pour la captation et la diffusion sonore et/ou vidéo de lives" dans "les émissions de grille de Radio France pour l'ensemble des labels représentés par la SPPF".

Radio France n'aura plus à négocier au cas par cas avec ces derniers, ce qui devrait améliorer l'exposition des artistes concernés, dont les concerts seront accessibles plus longtemps sur internet. Dans une interview à Télérama, le secrétaire général de Radio France, Xavier Domino a précisé que cet accord permettrait au groupe "d'accroître" ses "droits pour allonger la durée de vie numérique de (ses) événements musicaux". Il va "aussi nous permettre de diffuser davantage d'extraits musicaux dans nos podcasts natifs, pour des contenus plus riches", a-t-il ajouté. Surfant sur le succès des podcast, le groupe public multiplie les partenariats depuis la rentrée. Il a notamment signé des accords de diffusion avec Deezer et Spotify, ainsi qu'un autre avec la Société des auteurs et compositeurs d'art dramatique (SACD) pour mieux rémunérer les auteurs de podcasts natifs.

• Audiences - Morandini Live termine l'année sur CNews, en étant, une fois de plus, première chaîne info à 10h35 face à BFM TV et très loin devant LCI et France Info !

C'est ce qui s'appelle terminer en beauté ! Une fois de plus Morandini Live hier soir sur CNews a propulsé la chaîne à la place de première chaîne info de France devant BFM TV et très loin devant ses autres concurrents LCI et France Info.

Morandini Live reviendra le lundi 4 janvier en direct à 10h35 avec toujours ce ton si particulier, loin de la langue de bois, du politiquement correct et des idées reçues !

A la fin de l'émission d'hier - la 704ème -, Jean-Marc Morandini a tenu à adresser un message aux téléspectateurs. "Cette année a été hors-norme pour vous comme pour nous. Nous avons traversé ensemble des épreuves incroyables que nous aurions jamais imaginées", a-t-il débuté. Et d'ajouter : "Nous avons traversé la première vague du Covid avec ce confinement strict. Ce choix de rester à l'antenne avec toute l'équipe, nous n'avons pas beaucoup hésité. Un grand merci à la jeune équipe qui m'accompagne et qui n'a pas hésité un seul instant. Et puis, il y a eu le deuxième confinement.

Et au milieu de ça, ces stars qui sont décédées, ces deux anciens présidents français qui nous ont quittés, ces événements dans le monde ou en France qui sont venus casser l'antenne".

"A chaque fois, j'ai voulu qu'on vous informe avec un autre ton et un autre style et surtout en laissant le débat se faire et en vous laissant vous faire votre propre avis", a continué Jean-Marc Morandini en rappelant les audiences (CNews est passée régulièrement devant BFMTV, LCI et Franceinfo cette année).

Le journaliste a ensuite tenu à remercier les équipes de CNews et de Non Stop People.

Un grand merci pour votre fidélité et belle fêtes !

• Le député Cédric Roussel va demander la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur le conflit des droits TV du foot

Le député  Cédric Roussel va demander la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur le conflit des droits TV du Championnat de France de football, en passe d'aboutir au retrait du diffuseur défaillant Mediapro, a-t-il annoncé à l'AFP vendredi. "Il faut obtenir des éclaircissements car cette affaire aura des conséquences. Il ne faut pas que ce soit un échec pour rien", a développé M. Roussel, par ailleurs président du groupe d'études sur l'Économie du sport. Il a indiqué qu'il allait déposer sa demande dans les prochaines heures, en vue de démarrer des auditions dès le mois de janvier.

La Ligue de football professionnel (LFP) et le groupe sino-espagnol Mediapro, détenteur de 80% des matches de la Ligue 1 et de la Ligue 2 pour plus de 800 millions d'euros par an, sont en passe de rompre leur contrat via un accord qui doit être validé mardi par la justice.

Mediapro, nouvel entrant sur le marché français, n'a pas été en mesure d'honorer ses versements depuis octobre, faisant craindre des centaines de millions d'euros de pertes annuelles pour le football professionnel, et plusieurs millions pour le sport amateur via la taxe Buffet prélevée sur les droits TV.

Cédric Roussel a déjà conduit de multiples auditions cet automne, avec la majorité des acteurs mais pas Mediapro, qui n'a pas donné suite. La commission d'enquête, mécanisme plus contraignant car les personnes auditionnées sont tenues de répondre à leurs convocations, "est une conséquente évidente" selon lui.

"Le foot et le sport français ont besoin de davantage de certitudes. Ce contrat (avec Mediapro) est un fiasco et fragilise le service public du sport. Il faut apporter des solutions pour qu'un tel risque ne se reproduise pas", a-t-il ajouté.

• Coronavirus - Une étude remet en cause la fiabilité des tests antigéniques qui provoquerait des "faux négatifs mais aussi de nombreux faux positifs"

Après avoir réalisé une étude, le groupe de laboratoires d'analyses médicales Biogroup, a publié un communiqué où il met en doute la fiabilité des tests rapides du Covid_19. Selon ce document, les résultats des tests antigéniques comporteraient non seulement des «faux négatifs» mais aussi «de nombreux faux positifs».

Entre le 23 novembre et le 15 décembre, une étude a été menée auprès de 1.666 patients venus effectuer un test PCR en laboratoire, et affirmant avoir réalisé un test antigénique dans les dernières 24 heures.

Sur 1.327 personnes négatives au test rapide, 111 se sont alors révélées positives au test PCR, soit 8,3%. Un pourcentage «certainement minoré car seuls les patients ayant des doutes et des signes cliniques ont contrôlé leur résultat», souligne Biogroup. Mais ce sont les résultats des patients positifs aux tests antigéniques qui ont interrogé et surpris le groupe.

En effet, sur les 339 patients positifs, 214 étaient en fait négatifs au test PCR , soit 63 %. Une proportion plus importante «que ce nous attendions», attribué aux «défauts d'utilisation et d'interprétation de ces tests par du personnel sans "culture de la biologie médicale"».

• Un roman de Guillaume Musso, "La Jeune Fille et la Nuit", va être adapté en série anglophone par les studios MGM et par France Télévisions pour une diffusion mondiale

Un roman de Guillaume Musso, "La Jeune Fille et la Nuit", va être adapté en série anglophone par les studios MGM et par France Télévisions pour une diffusion mondiale, ont annoncé les deux groupes. La série sera intitulée "The Reunion", tout comme le roman dans sa traduction anglaise, paru en 2019, un an après l'original en français chez Calmann-Levy.

Elle "raconte l'histoire d'une lycéenne glamour qui a disparu 25 ans auparavant sur la Côte d'Azur, et suit trois amis liés par un secret tragique", d'après MGM et FranceTV. Le tournage doit débuter "en 2021". Guillaume Musso est l'auteur qui vend le plus de livres chaque année en France depuis 2010, grâce à des intrigues efficacement menées et un style vivace.

Il a atteint deux millions d'exemplaires dans le monde de "La Jeune Fille et la Nuit", traduit dans 35 langues. Il a été adapté deux fois sur grand écran, avec le film franco-canadien "Et après" en 2008 et un film coréen tiré de "Seras-tu là?" en 2016.

• Honte - Les repas de Noël prévus par le Secours Populaire de Besançon pour les plus démunis ont été dérobés par des individus qui ont emportés saumon, chocolats, fromage...

Les denrées alimentaires du Secours populaire de Besançon (Doubs), qui devaient être utilisées pour les repas de Noël des bénéficiaires, ont été volées. Selon la police, les voleurs, qui sont entrés par effraction par une fenêtre du centre de distribution du quartier de Saint-Ferjeux, ont volé du saumon, des chocolats et du fromage. C'est avec «effroi», que les bénévoles ont découvert le cambriolage du local de l'association.

«L'ensemble des produits festifs complémentaires nous ont été volés», a expliqué sur sa page Facebook le Secours populaire du Doubs. «Fort de notre réactivité des achats sur nos fonds propres ont été réalisés en urgence», ajoute l'association avant de préciser : «Grâce à la mobilisation et l'engagement des bénévoles, nous avons réussi à réaliser notre traditionnelle distribution alimentaire de Noël en se réorganisant afin d'accueillir les 600 foyers inscrits».

Blandine Polonceau, secrétaire générale du Secours populaire de la fédération du Doubs a fait part de son écoeurement à France 3 Franche-Comté. «Ces denrées étaient à destination des plus pauvres, c'est cela qui est écoeurant. Une vraie douche froide».

• Dix mois de prison avec sursis requis contre Idriss Sihamedi, le fondateur de l'association BarakaCity pour le harcèlement en ligne de l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui

Dix mois de prison avec sursis ont été requis vendredi à Paris contre Idriss Sihamedi, le fondateur de l'association BarakaCity récemment dissoute par le gouvernement, qui était jugé pour le harcèlement en ligne de l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui. Le jugement sera prononcé le 15 janvier.

Idriss Sihamedi, de son vrai nom Driss Yemmou, comparaissait pour avoir publié sur son compte Twitter, entre le 23 et le 30 septembre derniers, plus de 80 messages ciblant la journaliste, connue pour son combat contre l'islamisme. Zineb El Rhazoui n'assistait pas à l'audience.

Les tweets révélaient de nombreux éléments de sa vie privée, dont le nom, la profession et la photo de son mari ou la première lettre du prénom de sa fille de 4 ans. Se présentant comme "un lanceur d'alerte", Driss Yemmou a expliqué au tribunal que son intention était de lancer "un débat contradictoire".

"J'ai des infos que personne a. Je dois les partager", s'est justifié le prévenu, dont l'association BarakaCity a été dissoute fin octobre pour sa proximité supposée avec l'islam radical. Les tweets incriminés ne contenaient "ni menaces, ni insultes", a relevé le tribunal, mais presque tous dénonçaient une femme "imbue de sa personne", sa "cupidité", sa "fourberie déconcertante", la surnommant "la plus grande lâcheté de ce pays".

Les messages de M. Yemmou, souvent accompagnés du hashtag #BalanceZinebElRhazoui, ont été repris en masse et l'un de ses 41.000 abonnés a publié l'adresse privée de Mme El Rhazoui qui vit sous protection policière depuis les attentats de janvier 2015. "M. Yemmou a attaqué Zineb parce qu'elle est tout ce qu'il combat, une apostat de l'islam. C'est l'horreur absolue pour les islamistes", a plaidé l'avocat de la journaliste, Me Thibault de Montbrial.

"En s'en prenant à elle, Driss Yemmou savait qu'il allait déchaîner une meute sans ignorer que peut-être quelqu'un pourrait dire: +on va se la faire+", a-t-il ajouté. Pour Me Montbrial, sa cliente a été "terrorisée" par une campagne qui n'est pas sans rappeler celle ayant conduit à la décapitation de Samuel Paty. M. Yemmou a été dans "une stratégie de provocation opportuniste", a affirmé de son coté la procureure. Les tweets incriminés visaient "une personne et non une idée".

Les avocats du prévenu ont plaidé quant à eux la relaxe, estimant que le cyber-harcèlement n'était pas avéré. "On ne peut pas caractériser cette infraction", ont-ils dit, défendant "la liberté d'expression", qui "parfois peut heurter". M. Yemmmou doit être jugé pour des faits similaires en février à Evry, pour avoir expédié plus d'une centaine de tweets à la chroniqueuse de RMC Zohra Bitan.

• Spécial élection Miss France: En plein couvre-feu pour cause de Covid, la cérémonie se tiendra à huis-clos et sans public au Puy-du-Fou et célèbrera le centenaire du concours

En plein couvre-feu pour cause de Covid, l'élection de Miss France 2021 qui se tiendra samedi à huis-clos et sans public au Puy-du-Fou, célèbrera le centenaire des concours de beauté en France, un anniversaire contesté par l'implacable Geneviève de Fontenay, ex-patronne du comité.

En direct sur TF1 et sous mesures sanitaires drastiques, 29 candidates de 18 à 24 ans sont en lice pour succéder à Miss France 2020, Clémence Botino, Miss Guadeloupe 2019. La cérémonie se déroulera avec seulement 400 personnes, candidates, techniciens et employés du Puy-du-Fou préalablement testés négatifs au coronavirus. "Mais le spectacle sera assuré malgré tout", promettent les organisateurs.

A l'issue de l'élection et pour respecter le couvre-feu, tous les participants, y compris la nouvelle reine de beauté, seront logés dans les hôtels du parc de loisirs transformé en bulle sanitaire. Un même dispositif étanche, avec une première série de tests Covid, avait été mis en place début décembre dans un grand hôtel de Versailles (Yvelines) où les prétendantes ont suivi des leçons de maintien et passé un test de culture générale. Pour la 26e fois, Jean-Pierre Foucault, 73 ans, animera la cérémonie, tandis que le jury 2021 sera entièrement féminin et composé uniquement d'ex-Miss France dont Muguette Fabris (1963).

L'élection sera l'occasion de célébrer "un siècle de couronnement, d'élégance, d'engagement et de partage avec les Français", souligne TF1 et Endemol, société de production qui a racheté le concours Miss France à la famille de Fontenay en 2002. Parmi les plus anciens au monde, le premier concours de beauté français a été créé en 1920 par le journaliste Maurice de Waleffe. La comédienne et danseuse Agnès Souret, originaire de Bayonne, a été la première à remporter le titre de "plus belle femme de France". Ce n'est qu'en 1928 que le concours a été baptisé "Miss France".

Contestant farouchement l'idée d'un centenaire en 2020, Geneviève de Fontenay a décidé de boycotter la cérémonie alors que TF1 et Endemol souhaitaient l'y associer de plein droit, malgré un long conflit judiciaire réglé par "un pacte de réconciliation" en 2013. "Je ne serai pas présente ! Je ne changerai pas d'avis ! C'est un faux centenaire ! Je suis choquée. C'est en 1927 qu'a eu lieu le premier concours Miss France à la demande à l'époque de Miss Univers. Un centenaire, c'est cent ans ! Je ne peux pas célébrer quelque chose que je ne reconnais pas. Ce serait faux-jeton... Je n'ai pas besoin de ça pour exister", a déclaré à l'AFP Geneviève de Fontenay, 88 ans, dans une nouvelle diatribe contre les organisateurs actuels.

"Miss France n'est plus du tout ce que c'était... Sylvie Tellier (directrice générale de la Société Miss France, NDLR) s'accapare tout ce que j'ai fait. Elle m'a volé ma vie! Je ne l'admets pas", a ajouté la dame au chapeau. Des accusations contestées par l'intéressée, qui a salué l'action de Geneviève de Fontenay dans un récent livre : "L'institution Miss France n'aurait pas cette place en 2020 si vous et votre compagnon Louis (NDLR Poirot de Fontenay), ne lui aviez pas dédiée votre vie". "Nous avons tout tenté. Des miss l'ont appelée pour la convaincre de participer à ce centenaire. C'est dommage... On va lui rendre hommage quand même dans l'émission", a dit Sylvie Tellier, qui fut Miss France 2002.

Pour nombre d'associations féministes, le centenaire n'y changera rien: ce concours est plus que jamais un anachronisme, renvoyant les femmes à leur seul aspect physique. "100 ans de sexisme, ça suffit. Comment peut-on encore en 2020 réduire les femmes à leur apparence ?", s'est indignée à l'AFP Fabienne El-Khouri, l'une des porte-paroles d'Osez le féminisme. "Le succès populaire de cette élection nous motive pour continuer le combat". Selon Rémi Faure, directeur des programmes de flux de TF1, la dernière élection Miss France a réuni 7 millions de téléspectateurs avec un pic à 8,3 millions, au moment du sacre.




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